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Le grand bazar du n'importe quoi

J'écoute : la rumeur de la ville.
Je regarde : l'écran
Je lis : Alors, heureuse ? (Jennifer Weiner)
Je joue : à l'idiot
Je mange : avec une fourchette ou des baguettes
Je bois : , tu fôrestes, il/elle clairière, nous bosquetons, vous lisierez, ils/elles fouretent ...
Je cite : "never explain, never complain" (mais ce n'est pas facile)
Je pense : donc j'essuie la vaiselle
Je rêve : trop
(mis à jour mercredi 1 août 2007 à 22:39)

30/03/2006

30/03/06 - 16:00

Fiction ... suite à suivre ou pas …

Fin de l’épisode premier.
« C’est bon, je le déteste. Je ne crois jamais avoir éprouvé autant d’antipathie pour un homme… et d’attirance physique. »

Le dîner se termine enfin, je n’ai qu’une envie me retrouver seul.
Une seule envie me retrouver seul … avec lui.
Réveil ! Réveil ! Ce mec n’est rien, et ce ne sont certainemnet pas sa gueule d’ange associé à son toupet qui vont me faire craquer… quoi qu’une occasion pareil ne se représentera pas. Je me suis encore vu dans le miroir ce matin.

Je suis en bataille avec moi moi-même : est-ce que je maîtrise mes désirs et reste sur ma ligne de conduite habituelle ou est-ce que j’éclate tous des principes kidnappeurs et saute (dans tous les sens du terme) sur l’occasion.

- Je peux t’avouer un truc ?
- Dis toujours… de toute manière je ne te dis « non » tu vas me le dire, alors …
- Je n’ai aucune expérience avec un mec, ni avec une fille.
- J’ai raté la date. Nous sommes le 1er avril ? Ai-je l’air si naïf ?
- Je t’assure, je suis très sérieux : jamais de chez jamais

Je suis scotché, il a l’air sincère. Sa voix est un peu différente, il y a comme une gravité que je n’avais pas perçue encore chez lui, son regard bleu se perd je ne sais où…

- Tu es train de me dire que tu n’as jamais …
- T’es un cerveau lent toi ou quoi ?
- Non mais je doute sincèrement
- Et bien doute si cela te fait plaisir. On va où maintenant, il fait trop beau, j’ai envie
de marcher un peu.
- Ne devrions-nous pas arrêter la comédie là ?
- Certainement pas.
- Et si d’aventure je ne veux pas ?
- Ah ah

Quel goujat ce mec, en plus il se moque de moi. Bon disons que ça fait déjà plus d’une heure et demie qu’il se paye ma tête, mais il y a des limites quand même.

- pourquoi ce rire dédaigneux ?
- il ne l’était pas. J’ai purement et simplement envie de plus qu’un dîner avec toi
- euh un dîner…, tu t’es incrusté à ma table on va dire
- tu n’as pas refusé non plus pour mémoire.

Je n’ai jamais été violent de ma vie (bon si une fois.., mais j’étais ridicule en trainant ce mec par terre dans la cours du collège…) mais j’ai une envie irrépréhensible de lui coller mon poing dans sa belle gueule.

Tout bien réfléchi c’est après moi que j’en ai, il n’a pas tout à fait tord. Et si je me laissais aller … voir jusqu’où on pourrait. Olivier, c’est ta libido qui parle.

- Ok pour cette marche digestive. On va où ?
- « marche digestive gnia gnia gnia »… parle normalement un peu : t’as l’air con

Le pauvre vient de rencontrer mes cinq doigts sur sa joue gauche. Il est rouge de honte. Je suis rouge de honte.

- désolé, c’est parti
- mérité j’avoue… je ne sais pas m’arrêter. On s’arrangera avec mon avocat
- Avocat ! pour un gifle plus que méritée, c’est toi-même qui le confesse ?
- tu vois tu recommences…
- je recommences quoi ..
- « tu le confesses gnia gnia gnia »…
- Bon passons un pacte : si ma façon de parler te déplais tu évites de me répéter avec
un gnia gnia gnia moqueur en fin de citation. OK ?
- Ca ne changera rien pour l’avocat
- Envoie-moi tous les avocats du monde si tu veux, tant qu’ils sont mignons ok ?
- Je ferai un casting pour toi – marché conclu.

Nous nous regardons, la notion du temps s’échappe. Un sourire s’esquisse sur son visage, comment vais-je résister s’il était vraiment sincère. Je ne dois pas craquer. Je veux craquer.
Ce conflit entre mon cortex et mon bas ventre est une véritable torture.

Nous marchons maintenant depuis plus de … je ne sais même pas combien de temps que nous sommes côte à côte sans nous parler, juste des regards furtifs. Nous avons au moins ce point commun : dès que l’un regarde l’autre le regard et que nos yeux se croisent nos têtes se détournent.

Que je le regarde c’est normal, il est vraiment charmant, vraiment charmant, mais si … con ? Non : il y a quelque de plus. Touchant peut-être ?

- Sommes-nous vraiment obligé de passer par la rue de la verrerie ?
- Pourquoi ? Tu n’aimes pas ce quartier ?
- Bah à vrai dire … j’ai l’impression que nous deux c’est « cherchez l’erreur », je suis mal à l’aise.
- Le regard des autres te gène ? C’est le fait qu’il ne regarde que moi et qu’ils puissent dire « le moche doit avoir du fric » ?
- Et la vérité c’est que c’est toi qui en as, tu me payes un verre où ?
- Hé bien monsieur semble se décoincer… dans 20 minutes il me susurre des choses cochonnes à l’oreille
- Si au moins tu savais ce que c’est

Si au moins cet idiot savait ce que c’est - partant du postulat qu’il raconte la vérité- et si au moins j’étais le mec décoincé qu’il croit que je suis : il serrait déjà dans mon lit.

- ok pour un verre, choisis
- et pour les trucs susurrés ?
- il ne va pas attendre les 20 minutes si ça continue !

J’explose de rire.

- Ma joue me fait mal

Je lui colle un baiser dessus. Je suis le plus pathétique des hommes vivants et morts de la terre.... mais qu'est ce que je peux être con parfois.... mais là c'est le summum.

commentaires

02/04/06 - 23:33

tu as trois semaines devant toi pour préparer la suite. Alors continue d'être créatif pour nous tenir en haleine...

03/04/06 - 10:12

Je te l'enverai par email, tu sera mon seul lecteur ;)

05/04/06 - 19:12

rahlou le seul lecteur : c'est pas vrai!... Bon ben je veux bien la suite par mail aussi (sauf si vraiment c'est pas pour les jeunes filles prudes...)

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Mon mode d'emploi est relativement simple : ne prenez pas tout au premier degré au risque de me prendre pour une personne que je ne suis pas. Mais il m’importe peu de savoir ce que les gens - que je ne connais pas - pensent de moi. N’hésitez cependant pas à me laisser vos commentaires. Bonne visite.

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