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Le grand bazar du n'importe quoi

J'écoute : la rumeur de la ville.
Je regarde : l'écran
Je lis : Alors, heureuse ? (Jennifer Weiner)
Je joue : à l'idiot
Je mange : avec une fourchette ou des baguettes
Je bois : , tu fôrestes, il/elle clairière, nous bosquetons, vous lisierez, ils/elles fouretent ...
Je cite : "never explain, never complain" (mais ce n'est pas facile)
Je pense : donc j'essuie la vaiselle
Je rêve : trop
(mis à jour mercredi 1 août 2007 à 22:39)

05/06/2006

05/06/06 - 10:02

Nausée Matinale

Alors que le train sillonnait la campagne une nausée sourde s’est réveillée en moi. Une chaleur s’est emparée de mon corps. Impossible de trouver une position confortable ; la nausée était trop pesante. Impossible de trouver le sommeil pour tenter de l’oublier.

Il faisait froid, tant mieux, la chaleur eut été insupportable. Mon estomac se tordait de douleur. Des suées couvrait mon front et l’inconfort du wagon se traduisait en moi par un comportement étrange auprès des autres voyageurs : je ne cessais de bouger toujours à la recherche d’une position acceptable.

Aucune échappatoire ne s’offrait à moi dans ce train qui me menait à Paris. L’idée de l’affront de ne pas pouvoir résister aux appels de mon corps que je ne contrôlais plus m’effrayait et me replongeait un peu plus encore dans mon mal être. L’angoisse de ne plus rien gérer de mon corps me rendait encore plus malade.

Mentalement j’accélérais le train pour arriver à ma destination où peut-être le mal me quitterait. J’ouvrais parfois les yeux pour m’assurer d’y arriver au plus vite. Ma tête était comme un poulbot sur mon corps, je m’efforçais de rendre ma tête immobile sur ce corps que la nausée envahissait et décidait de ne plus quitter, en vain.

La gare s’approchait, le train ralentissait interminablement. Je me levais un peu avant et fixait les rails puis le quai, tentant d’offrir à mon esprit de nouvelles sources de pensées aussi vides que possible pour simplement m’oublier. Je n’attendais qu’une chose : l’ouverture de la porte dans l’espoir que mon malaise prenne la fuite en même temps que l’air matinal s’engouffre dans le compartiment.

Les portes se sont ouvertes, le mal est resté, puis s’est dissipé. La peur de le retrouver me taraude et me rends autant malade que plus tôt ce matin…

commentaires

05/06/06 - 10:09

euh, t'as fait un test de grossesse?!?
je dis ça, je dis rien...

05/06/06 - 10:16

Tu crois ? Pourtant j'ai embrassé personne ces derniers temps ....
;-)

05/06/06 - 12:19

La vache ! Les maux de ventre te donne un style littéraire de haut vol ! Impresionnant ! J'attends avec hâte les maux de tête, ça doit te valoir au moins le Goncourt !

05/06/06 - 16:12

Ouais ben tout est résumé dans les trois messages plus haut alors je n'ai rien à ajouter...

Sinon que les jours chômés où l'on travaille (!!!) ne te réussissent pas.
J'espère que tu seras en forme demain... ;-)

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