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Le grand bazar du n'importe quoi

J'écoute : la rumeur de la ville.
Je regarde : l'écran
Je lis : Alors, heureuse ? (Jennifer Weiner)
Je joue : à l'idiot
Je mange : avec une fourchette ou des baguettes
Je bois : , tu fôrestes, il/elle clairière, nous bosquetons, vous lisierez, ils/elles fouretent ...
Je cite : "never explain, never complain" (mais ce n'est pas facile)
Je pense : donc j'essuie la vaiselle
Je rêve : trop
(mis à jour mercredi 1 août 2007 à 22:39)

05/09/2006

05/09/06 - 11:43

Blah blah blah

Original … pas évident voire même impossible.

Tout ne semble que recommencement. Une inexorable roue qui tourne mais qui revient toujours : comme les aiguilles d’une horloge sur son cadran.

La création est-elle limitée et cadrée par ce que les anciens ont déjà fait ? Ont-ils posé les bases de nos différentes cultures et nous enferment dans des mécanismes dont il est impossible de s’affranchir ?

Peut-on aller de l’avant autre que technologiquement ? Ces progrès ne servent-ils pas plus à assouvir une soif de mettre en forme des idées qui existaient déjà ?

La création lance ses filets dans l’Océan du savoir et quelques uns, de par leur curiosité naturelle, ont des filets plus grands que d’autres, au risque d’être incompris. Mais cet Océan a déjà été navigué et sa cartographie n'est plus un mystère.

Je ne pense que l’on puisse être un original aujourd’hui : dans les faits et dans les actes. L’homme semble avoir atteint une certaine limite à ce niveau. La création redonde et la provocation n’est plus depuis longtemps : les tabous sont déjà tombés les uns après les autres. Et un tabou pour vous ne l’est peut être pas pour moi.

Le pire est la régression : notre histoire n’est donc qu’un éternellement recommencement également ? Les révolutions sont stériles : quand la page à écrire est blanche plus grande est l’angoisse et il est aisé de reproduire ou simplement modifier ce qu’ont a tenté de détruire. Ca manque cruellement d’imagination : on ne reprend pas les mêmes et mais on recommence la même chose.

Les idéaux sont tombés et seule la pseudo-liberté de penser et les rêves sont nos moments de répit.

Nous sommes donc prisonniers de notre temps et notre histoire et seuls quelques artistes – au sens très large – tentent de nous faire échapper à tout ça au gré de leurs œuvres, avec comme matière première ce que l’on donne.

commentaires

05/09/06 - 17:20

Trop métaphysique pour moi ...
Là j'en suis juste au stade de choisir ce que je vais manger ce soir.

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