Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Le grand bazar du n'importe quoi

J'écoute : la rumeur de la ville.
Je regarde : l'écran
Je lis : Alors, heureuse ? (Jennifer Weiner)
Je joue : à l'idiot
Je mange : avec une fourchette ou des baguettes
Je bois : , tu fôrestes, il/elle clairière, nous bosquetons, vous lisierez, ils/elles fouretent ...
Je cite : "never explain, never complain" (mais ce n'est pas facile)
Je pense : donc j'essuie la vaiselle
Je rêve : trop
(mis à jour mercredi 1 août 2007 à 22:39)

03/05/2008

03/05/08 - 23:34

Un peu de moi...

La porte est ouverte. Je ne comprends toujours pas ce qui me pousse à y entrer. Je perds mes repères et mon esprit se trouble. La lumière est si forte que je ferme les yeux avant même d’avoir franchi le pas de cette porte.
En les ouvrant j’aperçois une jeune femme brune qui me regarde, penchant la tête sur la droite. Son visage s’illumine et elle se dirige vers moi et me dépose un baiser sur les lèvres. Je me recule. Me les essuie avec le revers de la main. Elle semble surprise et, en m’appelant par mon prénom, me dit que je suis attendu.
Je ne comprends pas où je suis. Instinctivement je me dirige vers l’un des couloirs, monte un escalier en bois. La nuit semble avoir pris possession de l’extérieur : mon reflet dans les vitres me rappelle qui je suis. Il n’y pas de doutes. Des bruits feutrés proviennent des étages supérieurs. Ils se dessinent plus précisément au fur et à mesure que je monte cet escalier qui semble être dans une tour de verre. Une autre porte semble s’ouvrir seule. Etait-elle présente il y a encore quelques secondes ? Je ne peux pas le dire, je ne sais plus. Sont-ce des cris ? Sont-ce des rires que j’entends ? Une fois de plus je ne peux rien affirmer. Mes oreilles bourdonnent. Mes mains tentent de me boucher les oreilles mais rien n’y fait : le son vient de l’intérieur de mon crâne. Je sens mon corps qui s’alourdie, la fatigue m’envahit, mes jambes semblent de désosser sans douleur. Je n’ai que le temps d’entendre mon corps qui tombe sur le sol, et le bourdonnement cesse.
Les bruits reprennent. J’ouvre les yeux. Je tente de bouger mais mon corps ne répond plus. Floue est ma vision. Je tente une nouvelle fois de m’essuyer les yeux : mais mes mains ont décidés de rester là où elles sont. Je ne peux pas dire où elles se trouvent. Je ne ressens rien sauf la peur qui commence à naitre en moi. Une voix semble m’appeler par mon prénom. Une violente douleur me fait hurler. Je recouvre la vision. La pièce semble immense : immaculée. Des traces rouges fleurissent : ici ou là. Je tente une nouvelle fois, en vain, de bouger ou tourner la tête. La voix me dit qu’il est inutile de chercher à bouger. Je suis pris de panique. J’hurle si fort que ma voix se brise. J’entends des rires autour de moi. Le son de la voix est étrange : est-ce une personne proche de moi, ai-je des écouteurs, on me parle directement … cela est impossible. J’ai chaud. Il semblerait que mon corps reprenne vie. Mais je n’ai que chaud : mes tentatives de mouvement ne trouvent aucun écho dans ce corps chaud. La voix semble réelle : un homme se tient en face de moi. L’angle par lequel je le vois me fait penser que je suis en hauteur mais aucune trace de mon corps. Ce corps que je déteste d’habitude me manque. L’homme est beau. Très beau. Sa beauté est irréelle. Elle me transperce de part en part. Son sourire me laisse croire qu’il ne me veut pas de mal. J’ai beau regarder ses lèvres : mes oreilles semblent entendre autre chose que ses paroles. Il penche la tête de la même manière que cette femme il y a ….. quand je suis entré ici. Je panique à l’idée d’avoir perdu mon corps et ne pas savoir ce qu’est cet « ici ». L’homme tend la main vers mon visage : les sons cessent nets. Il s’excuse de ne pas avoir remarqué que j’étais encore « branché ». .. «branché ? ». Il se tait, baisse la tête et la relève pour me planter son regard gris dans les yeux dans lesquels j'essaye de me retrouver ou m'aperçevoir. Il a toujours ce même sourire. Sa voix est atypique. Je n’avais encore jamais entendu une voix aussi douce et rassurante, alors que la situation semble être à l’opposée des caractéristiques de sa voix. Je tente de parler pour poser mille questions : mes idées se heurtent les unes après les autres et se bousculent aucun son ne sort de ma bouche. Les mots sont coincés entre mon esprit et ma gorge : aucun son ne sort de ma bouche. Même mes cordes vocales semblent être hors service. Je tente de me concentrer sur ce que semble me dire l’homme. Quand j’y parviens l’homme me dit « vous savez tout maintenant ». Je n’ai qu’une envie : hurler et dire que justement « non ». Je ne sais absolument rien ! Il sort de la pièce. La chaleur me rassure, mais elle n’est qu’une sensation : mon corps ne répond à aucun des signaux que je lui envoie. L’homme se retourne et me quitte … je le vois marcher longuement avant qu’il ne disparaisse de ma vue. Blanc et rouge. Ce sont les deux seules couleurs qui s’offrent ma vue. Je tente une fois de plus de hurler car la panique de ne pas sentir mon corps me reprend. Rien ne sort. Mes autres cris n’étaient donc qu’imaginaires : jamais je n’ai pu émettre le moindre son de ma bouche depuis mon réveil. Les réalités se confondent. Je veux fermer les yeux : je n’y parviens pas. Nouvelle tentative : mes paupières ne répondent toujours pas. Suis-je encore ? Quelle fuite m’est possible ? Je laisse mon imagination vaquer. Des images me viennent à l’esprit. Je revois cette porte. Mais je suis de l’autre côté. Je suis toujours à l’intérieur de ce bâtiment, si tant est que je suis toujours au même endroit qu’à mon arrivée : « ici ». Mon esprit s’emballe et je laisse mon imaginaire et ses visions prendre le dessus sur mon réel du moment. Je courre maintenant vers la porte : j’entre dans le noir. Mon corps est pris de frissons, le froid se loge dans mes os. Mon corps. Je sens mon corps. Suis-je dehors ? Je ne souhaite brider mon imagination de peur de retourner « là-bas ». Le temps n’est rien. Mon esprit est sous le contrôle de mes délires. Je suis en train de fuir. Et si la réalité était ce monde imaginaire. Je ne sais pas. Touts mes repères explosent les uns après les autres. Je sens une ombre près de moi. Je ne puis dire si elle me veut du mal ou du bien. Mais elle me rassure. Elle me prouve que j’existe encore. Le froid qui s’est emparé de mon corps est si douloureux que je perds une nouvelle fois le contrôle. Tout se dérobe autour de moi. Je sens que je suis en train de glisser … j’avale de la terre dans cette chute et je vois les étoiles du ciel. Et après, je ne sais plus…

commentaires

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

compteur gratuit

Un compteur ? Prétentieux va !

Mon mode d'emploi est relativement simple : ne prenez pas tout au premier degré au risque de me prendre pour une personne que je ne suis pas. Mais il m’importe peu de savoir ce que les gens - que je ne connais pas - pensent de moi. N’hésitez cependant pas à me laisser vos commentaires. Bonne visite.

Car s'instruire ne coûte rien
Le Mot Du Jour
Merci au webmaster pour l'autorisation