On s'en fout ... Mylène aussi.
Je t’aime, Mille haines,
Là où tu me mènes (*)
Le fade out est mort, le cold end a pris le pouvoir dans ce septième opus déjà en téléchargement complètement illégal.
Elle qui a signé une pétition sur le sujet il y a quelques temps doit hurler du fin fond de son pied à terre dans le quartier populo-bobo-chico-luxueux de la villa Montmorency !
Elle est rousse mais je dois rappeller aux plus jeunes fans que c’est une teinture : il suffit de mettre une vingtaine de télévisions avec les dvds des clips et vous verrez bien que ce n’est pas le même roux !
Et si la surprise du huitième album studio venait d’un retour à sa couleur de cheveux naturel mis en avant dans le luxueux livret ? Mais là, c’est le septième, alors on va encore attendre un peu.
Pour mes moires (ah ah ! les vrais fans comprendront …) :
Cendres de lune :
Il fallait bien faire un premier album et Laurent Boutonnat (qu’on nommera LB pour plus de rapidité à l’avenir) est l’homme de la situation. Il est foufou ce lolo ! Il est créatif et ça s’entend. Il s’est bien amusé avec ses synthétiseurs et il contrôle presque tout : même les paroles pour la plupart des titres. Mylène chante et tais-toi ! Quelques clips pour ne pas rester frustré et la légende prend racine.
Ainsi soit-je…
Un manager prend les rennes de la queen et ça s’entend. L’album est bien léché et les titres sont tous des hits potentiels : le personnage de Mylène Farmer est né. On pioche allègrement dans une photographie gothique, un cheval là, un croix par ici, un peu de sépia et beaucoup de larmes. Même si mon avis personnel ne compte pas : ça reste leur (MF et LB) meilleur album.
L’autre
Le succès est là, pourquoi répondre aux interviews sans avoir la couverture ? Les démos sont si bien enregistrées que chaque single sera revu et corrigé avant sortie. Un tube : « désenchantée » ! Carton plein. Les fans sont fidèles et deviennent fous. Mais ne faut-il pas l’être pour l'apprécier ?
Anamorphosée
Le vilain LB vient de se prendre un tronc dans la tronche emportant dans son sillage la jolie fausse rousse en pondant un film où « c’est pas elle, c’est les loups ».
Crime de lèse majesté ! Elle s’envole pour le pays de l’oncle Sam avec son amant pocket du moment et la punition de son lolo sera de composer un album avec un instrument qui possède généralement six cordes, qu’on branche sur un ampli … agréable et déroutante surprise mais depuis il n'y en a plus eu au niveau album car sort après ...
Innamoramento
Back to the roots : on pensait que Mylène était devenue une grande fifille … mais que nenni : elle doute, elle a le blues, elle .. s’auto parodie ! On n’est jamais mieux servi que par soi-même et puis, après tout, on ne risque pas un procès pour auto-plagiat. A noter que l’ange roux (probablement le pseudonyme le plus cucul la praline qui existe à son sujet) compose cinq titres, dont un réchauffé au micro onde, mais ça on l’apprendra plus tard, car elle est cachotière la vilaine.
Avant que l’ombre
Il faut reconnaître qu’entre ces deux albums il y a eu Alizée et ça s’entend, on racle les quelques fonds de tiroir de démos, initialement prévus par la jeune corse. Il me semble quand même qu'elles sont recyclées dans cet album. Entre deux Mylène la déterrée fait sa voix éthérée (j’ai honte … j’ai honte …) : il y a des titres dangereux si on boit trop proche d’une enceinte dans un verre de cristal. Par contre pas de nouveaux fans à l’horizon. Car avouons que Mademoiselle Gautier a su renouveler son stock de garçon coiffeurs à chaque nouvel album depuis ses débuts.
Mylène fait elle-même tous les chœurs ! Elle doit se rémunérer comme intermittente du spectacle pour toucher des indemnités entre chaque album vu le temps que ça prend … mais là surprise : nous pauvres fans suicidaires n’avons pas longtemps à attendre …
Point de suture
L’annonce dans la revue sythéchics était la suivante : « une boite à rythme offerte pour l’achat d’une basse synthétique » : vu le prix de la basse il a fallu la rentabiliser et LB a su le faire.
En farfouillant dans les disques mi 90’,s que LB a du voler à la brunette corse qui maintenant vole de ses propres ailes qu’elle s’est tatouée dans le dos, il a découvert la dream music. Mais voilà … ça date de plus de dix ans mais y avait cette putain de basse synthétique à amortir !
Track one : « dégénération »
Le dictionnaire des rimes et allitérations en ligne. J’espère que Mylène a une connexion illimitée à internet ! Je crains sinon que l’écriture du titre à du être couteuse en connexion wifi. Le titre est surprenant pour un single et pourtant : elle a osé. Hein hein hein hein hein hein hein hien…
Track two : « Appelle mon numéro » Je voudrais bien, mais je ne l’ai pas. Mid tempo : elle va sexuellement bouger son popotin en septembre 2009 d’un bout à l’autre de la scène sur ce titre calibré pour du live qu’elle chantera après un gros titre-à-chorégraphie pour reprendre son souffle. Ca va, ne nous la fait pas ! On te connaît coquine rouquine (j’ai vraiment honte là encore !)
Track three : « Je m’ennuie » Ca tombe bien moi aussi. Boutonnat se frotte au crunk …nan ! j’plaisante ! Moi-même je ne sais pas ce que c’est et puis … pour l’intro Britney nous l’a déjà fait en 2001. Je pense que c’est une erreur de programmation. Si si ça m’est déjà arrivé à l’époque où je composais encore : je fusionne tous les instruments sur la piste dédiée à la batterie et ça fait pareil !!! Accessoirement la basse hors de prix réapparait ici.
Track four : C’est trop fort. (je n’ai plus honte au point de suture où j’en suis). « Paradis inanimé » ça tombe bien, son jules est l’auteur de l’animation de ses seins (… des seins animés / Dessins animés … oh lala, vous ne suivez vraiment pas les faux fans que vous êtes !). LB prouve qu'il sait composer avec des guitares. Le live n’est pas loin non plus. Et si il composait en fin de compte en pensant « live » ? Allez savoir ?
Track five : « Looking for my name ». Il semblerait que ce duo, en frenglish, soit avec Moby. Dois-je rappeler que les fans de U2 ont eu très peur ? Imaginez : le Don-Quichote-anglais-chanteur-ami-de-l’indien-au-bec-de-canard du groupe pop-rock du siècle (euh je plaisante là hein !) fasse un duo avec la crème de la variétoche périmée française !
Bon si c’est Moby qui se confirme ce n’est qu’un juste renvoi d’ascenseur : c’est quand même grâce à lui qu’elle a fait son dernier numéro 1 dans les charts français il y a trois ans.
Ndla : Avez-vous remarqué que la mélodie de la basse sur quatre mesures en intro est présente sur les 4 minutes 17 du titre ? Boutonnat is the king of the loop !
Track Six : « Point de suture » Tous aux abris ! La imitateurs ont bien compris que c'est ce genre de titre qui la ridiculise, mais elle s'entête. Mylène s’est coincée les couilles dans sa braguette : sans contrefaçon, elle est un garçon. J’ai la preuve en image sur la couverture du magazine pédant-chic qui sortira en septembre. Revue qui s’est toujours foutue de sa gueule, mais qui ne crache pas sur quelques exemplaires de plus à vendre en acceptant une interview. Et si c’était elle qui leur faisait un pied de nez en acceptant l’interview dans CE magazine qui a pour habitude de mettre des photos de mecs que je ne baiserai jamais en couverture ? (sentez vous la frustration en moi …).
Track Seven : « Réveiller le monde » Les Pet Shop Boys, sortez du corps de LB !!!! J’sais pas moi mais faut qu’ça bouge l’intro me fait penser à une démo des garçons de l’animalerie. Je ne suis pas convaincu que le titre soit déjà remixé, car pour une belle démo : c’est une belle démo ! La mélodie du refrain me rappelle rapidement celle d’un titre danse récent dont j’ai oublié le nom.
Track Eight : « Sextonik ». Toute ressemblance avec le générique saphique de l’émission de Véronque et Davina sous une douche est purement fortuite ! C’est juste le titre qui sonne .. tonique. Accessoirement un titre qui a un potentiel pour faire un single. Je regrette cependant le côté provocateur des paroles d’un bon « pourvu qu’elles soient douces »… Enfin je ne vais pas rester fixé dans le passé non plus. Et puis entre déprime et sexualité assumée que serrait un album de Farmer sans ces thèmes ?
Track Nine : « C’est dans l’air ». Le titre est improbable. LE TITRE musicalement minimaliste comme dans chaque album farmerien. Et cependant, mais tout le monde s’en fout : c’est mon préféré. Il n’a absolument rien d’original, mais c’est mon préféré, car moi aussi je chante, moi aussi je m’invente… une vie.
Track Ten « Si J'Avais Au Moins Revu Ton Visage » l’intro on dirait la BOF d’un film de Laurent Boutonnat, ce qui tombe bien : c’est lui qui l’a écrit ! Pour le reste : rien … absolument rien. Le genre de titre que j’ai déjà oublié.
Mylène je vous aime quand même, mais sincèrement : vous abusez (oui, on se vouvoie Mymy et moi) : surprenez moi bordel !
Bon ok, c’est un peu mieux que la dernière fois mais je pense que cet album est déjà musicalement périmé partant du principe qu’il a au moins 10 ans de retard. Mais bon, on vous pardonne. Toujours dans un esprit fin 80’s début 90’s le megamix est plus qu’envisageable vu qu’au moins cinq titres utilisent la même basse !
Que peut-on vraiment créer quand on dort dans un cercueil et qu’on mange de araignées sauce fraise-bonbons-marque-connue. Un single pour sa nièce ?
(*) A la manière d'un vrai fan qui se prend pour un poète
19/08/08 - 22:12
J'la verrais bien dans une pub pour du café...
What else ?
Article plaisant en tous cas !
petitjo